pourquoi Gabrielle baptiste comme nom de plume

la base

Le moment est venu. Mon premier roman est terminé. Tous les personnages ont fini de dire ce qu’ils avaient à dire et le point final a été posé, dans un mélange de soulagement et de mélancolie.

Pourtant, une question restait en suspens : celle de mon identité de plume: Gabrielle BAPTISTE.

En réalité, choisir un pseudonyme n’est pas une simple formalité administrative. C’est l’acte de naissance d’une voix; en l’occurrence, la mienne. Il me fallait trouver une identité qui fasse sens, un nom qui soit à la fois un bouclier pour me protéger, un hommage vibrant à ma lignée et un ancrage pour mon parcours littéraire.

Dans cet article, je vais tout vous dévoiler.

Bienvenue dans les coulisses de ma plume.

Mon pseudonyme : un masque ou un miroir ?


Dans le monde de l’édition, l’usage d’un nom d’emprunt est une tradition aussi ancienne que l’imprimerie elle-même.

Mais pourquoi, à l’heure de la transparence absolue sur les réseaux sociaux, choisit-on encore de s’effacer derrière une autre identité ?

masque ou miroir

L’histoire des grandes plumes

L’histoire littéraire regorge de ces doubles. Certains, comme George Sand (Aurore Dupin), l’ont utilisé pour briser les conventions d’une époque qui n’acceptait pas les femmes de lettres.

J.K. Rowling écrivant sous le nom de Robert Galbraith, l’a utilisé pour retrouver une identité toute neuve par rapport à ses débuts.

En changeant de nom, tous ces auteurs cherchent à protéger leur vie privée pour offrir à leur plume un espace vierge, loin des attentes et des jugements liés à leur état civil.

Le pseudonyme est un masque libérateur.

Il permet de s’affranchir du regard des proches, de la pudeur du quotidien, et d’oser une voix que l’on n’aurait peut-être pas eu le courage de porter avec son propre nom. C’est un espace de liberté où la « plume » peut enfin s’exprimer sans filtre.

Le pseudonyme n’est pas un mensonge, c’est une vérité augmentée.

L’identité de plume permet d’aller chercher une profondeur que le quotidien bride parfois. C’est un outil de travail autant qu’un refuge.

La symbolique de Gabrielle Baptiste : un héritage de cœur

héritage de coeur

Lorsqu’il faut faire des choix, bien souvent on cherche loin ce qui se trouve juste sous nos yeux.

Pour moi, il n’y a pas eu de longues listes griffonnées ou de brainstorming interminable. Gabrielle Baptiste s’est imposé comme une évidence, une fusion organique née de ce que j’ai de plus cher : mes fils.

L’union de deux piliers

Mon nom de plume est la simple rencontre de Gabriel et de Jean-Baptiste. Au-delà des prénoms, ils incarnent aujourd’hui les piliers de ma descendance. Cette décision est un hommage du cœur, une manière d’emmener mon clan avec moi dans cette aventure littéraire.

À l’époque, j’avais choisi ces deux prénoms pour la beauté de l’image qu’ils projettent. Dans mon esprit, il y avait la volonté viscérale que Gabriel puisse guider Jean-Baptiste, comme une vision d’entraide et de transmission dépassant tout clivage religieux. C’était une sorte de boussole familiale qui, dans la réalité, s’est révélée totalement juste.

Aujourd’hui, cette dynamique s’est élargie : mes deux belles-filles secondent ces forces vives et, ensemble, nous avançons à l’unisson pour guider la nouvelle génération. Signer Gabrielle BAPTISTE sur la couverture de mes romans revient à ancrer cette unité dans le temps.

Au moment magique où ces deux prénoms ont fusionné pour devenir ma signature, j’ai ressenti la confirmation immédiate qu’il ne s’agissait pas seulement de sonorité, mais de l’émergence d’une force.

En adoptant ce nom de plume, je donnais enfin une existence propre à cette petite voix qui murmurait des histoires en moi depuis si longtemps.

Porter un pseudonyme : ma bulle créative

Se cacher derrière un pseudonyme n’est-il pas une façon de se cacher derrière un masque ? Je répondrais au contraire que c’est une façon de se révéler.

ma bulle

L’identité civile versus l’identité créatrice

Dans ma vie quotidienne, je suis reconnue sous mon identité civile. Mais dès que j’enfile mon costume de Gabrielle BAPTISTE, je franchis une frontière. Ce nom est une véritable force. Il me protège des doutes et  me permet d’oser des mots, des émotions et des intrigues.

Il se produit d’ailleurs un phénomène étrange. Alors que je m’exerce encore à stabiliser ma signature sur le papier, je me surprends à me nommer ainsi intérieurement dans mes réflexes de tous les jours. C’est le signe que mon identité créatrice n’est pas un simple outil de marketing mais bien une part de moi qui prend sa place.

L’invocation du guide dans l’écriture

L’aspect « guide » que j’ai voulu pour mes fils s’applique désormais à mon propre processus de création. En cas d’hésitations pour suivre le fil de l’inspiration ou de troubles liés à la fatigue, Gabrielle BAPTISTE devient mon mentor intérieur.

Il m’arrive de fermer les yeux et de me dire : « Allez, Gabrielle, va piocher au plus profond de toi ce qui doit émerger ! » C’est une invitation à l’introspection. Une manière de solliciter cette part de moi qui possède la clé des histoires. Ce nom est devenu mon propre guide. C’est lui qui me permet de traverser le brouillard de l’écriture pour retrouver le chemin de la narration.

L’incarnation du nom : de la pensée au geste, la signature


Entre la certitude de l’esprit et le geste de la main, il y a un monde.

Si le choix de ce nom s’est imposé sans  remue-méninges, son tracé, lui, a demandé un apprentissage.

J’ai dû apprivoiser ma main pour concrétiser cette identité sur le papier.

ma signature

Je vous assure, il ne s’agit pas d’une simple calligraphie. C’est un réel geste d’appropriation. Au départ, voir mes doigts former ces lettres me mettait mal à l’aise comme si je volais l’identité d’une autre.

Il m’a fallu noircir des pages entières de gribouillis pour que la gêne s’efface.Une signature est-elle le sceau final qui transforme un projet en réalité physique ?

Aujourd’hui, ma main a gagné en assurance. Cette signature est fin prête à sceller mes histoires.

La musique des mots : Gabrielle et Baptiste

Au-delà même du symbole, j’ai perçu une douce musique dans ces mots. Gabrielle insuffle une vraie tendresse, tout en rondeur. Baptiste, à l’inverse, installe le nom avec une belle solidité.

Ce contraste résume parfaitement mon univers créatif : un équilibre délicat entre la fragilité humaine et la reconstruction.

Ce que mon nom raconte à mes lecteurs

Sachez que le choix d’un pseudonyme n’est pas, pour moi, un acte dénué de sens mais plutôt une volonté de partage. C’est le premier message que je souhaite envoyer à mes lecteurs. En signant Gabrielle BAPTISTE, je veux tisser un contrat de sincérité avec vous.

Il est vrai que cette signature s’est construite sur l’histoire de mes racines. Mais surtout, elle me permet d’être plus proche de vous. Elle m’autorise une vérité que le cadre civil impose parfois de taire. Mon plus grand souhait est que vous retrouviez dans mes récits une réelle porte vers un peu plus de sérénité.

Finalement, ce nom de plume pourrait être vu comme un point de ralliement. Un espace où l’on va explorer, ensemble, l’envers du décor.

Autographe avec Gabrielle Baptiste

L’évidence au bout de la plume

Choisir son identité littéraire est donc un voyage qui ramène inexorablement à soi et j’y ai trouvé  ma place. Gabrielle Baptiste est l’équilibre parfait entre mon héritage et mes ambitions, entre mon cœur de mère et mes doigts d’écrivaine.

C’est avec cette identité que je vais continuer de travailler dans les coulisses de mon bureau, un café à la main et les idées en bataille.

Retrouvez mon premier Roman :

« Tout plaquer pour le grand air, mais j’ai pas les bottes »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *